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XXIII
Rose,
venue très tard, que les nuits amères arrêtent
par leur trop sidérale clarté,
rose, devines-tu les faciles délices complètes
de tes surs d'été ?
Pendant des jours et des jours je te vois qui hésites
dans ta gaine serrée trop fort.
Rose qui, en naissant, à rebours imites
les lenteurs de la mort.
Ton
innombrable état te fait-il connaître
dans un mélange où tout se confond,
cet ineffable accord du néant et de l'être
que nous ignorons ?
Rosa,
que tan tarde llegaste y a quien las noches amargas
detienen con su excesiva claridad sideral,
rosa, ¿adivinas las fáciles delicias plenas
de tus hermanas estivales?
Durante
días y días te veo vacilar
en tu vaina demasiado ajustada.
Rosa que, al nacer, imitas al revés
las lentitudes de la muerte.
¿Tu
estado innumerable te hace conocer
en una mezcla en que todo se confunde
ese acuerdo inefable de la nada y el ser
que nosotros ignoramos?

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